Allocution de l’Ambassadeur du Bénin

à la cérémonie de signature  de l’accord

de crédit relatif au deuxième projet

multisectoriel de lutte contre le VIH-SIDA

(Washington, D.C., le 14 mai 2007)

 

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Monsieur le Directeur des Opérations,

 

Mesdames et Messieurs, chers Amis,

 

Je voudrais partager avec vous ma joie de voir aboutir ce jour, à travers l’acte que nous venons de poser, ce dossier important qui touche à un secteur névralgique pour mon pays et ses autorités, à savoir la santé des populations béninoises.

 

La cérémonie de ce jour marque en effet la fin d’un processus marqué par moments par des discussions vives et franches mais toujours empreintes de cordialité entre nos deux parties.

 

J’aurais été bien plus heureux, en ma qualité de représentant mandaté et de porte-voix des autorités béninoises, si le présent accord de crédit pouvait se muer, comme par enchantement, en une subvention non remboursable pour mon pays, qui en a crucialement besoin par les temps qui courent.

 

A défaut, nous nous contentons des conditions favorables qui entourent l’octroi de ce crédit et pour lesquelles je voudrais vous exprimer les remerciements des autorités béninoises.

 

Cet apport de 23 500 000 DTS permettra au Bénin de renforcer la lutte contre le fléau du siècle que constitue le VIH/SIDA, à travers des actions croisées de prévention et de traitement adéquates, en étroite collaboration avec les populations concernées et les différents acteurs et partenaires sociaux impliqués dans cette lutte sans merci.

 

Permettez-moi, Monsieur le Directeur, de saisir cette tribune pour évoquer très rapidement un problème sérieux qui affecte gravement l’avenir de mon pays en ce moment, je veux parler de la crise énergétique dont l’impact sur le secteur de la production, les activités économiques et sociales, la qualité de vie tout simplement, prend une ampleur de plus en plus inquiétante bien connue des services de la Banque.

 

Dans sa recherche de solutions urgentes et durables à ce problème préoccupant, le gouvernement du Bénin voudrait pouvoir compter sur le savoir et le savoir-faire de la Banque dans ce domaine, pour l’aider à diagnostiquer le mal dans toutes ses dimensions, identifier les approches de solutions les plus idoines y convenant et mobiliser les ressources conséquentes pour la mise en œuvre rapide d’un programme adéquat de fourniture d’énergie stable, fiable et à moindre coût, gage du développement national.

 

C’est un appel de détresse et à la solidarité que je lance au nom des autorités béninoises afin que, le moment venu, les structures de la Banque Mondiale volent à notre secours avec la diligence que requiert la situation.

 

Je vous remercie de notre aimable attention.